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L'Afrique se dote enfin d'un service de renseignements pour ''neutraliser'' les mercenaires occidentaux

Politique
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La Commission d’intelligence et des services de sécurité de l’Afrique (CISSA), l'équivalent de la CIA à l'échelle du continent, vient enfin d'être dotée d'un siège. Créé depuis le 26 août 2004 à Abuja(Nigéria), la CISSA est un organe de l’Union Africaine rattaché au Conseil de paix et de sécurité dont la mission est d’élaborer une stratégie africaine pour le maintien de la paix, la prévention, la gestion ainsi que la résolution des conflits sur le continent.

Financé entièrement par la Guinée équatoriale, c'est en marge du 33ème sommet ordinaire de l’Union africaine (UA) que le nouveau siège a été inauguré en présence du Président Teodoro Obiang Nguema, le dimanche 09 février dernier, à Addis Abeba.

Ce siège flambant neuf de la CISSA va permettre de faire face aux défis sécuritaires auxquels l’Afrique est confrontée entre autres le terrorisme, les conflits armés financés de l'extérieur, les cyber-guerres et d'espionnage,...

Intervenant à cette occasion, le président de la Guinée équatoriale a déclaré que "le continent africain a subi les mauvaises actions des autres services d’intelligence. Pour cela, la CISSA doit agir avec détermination". Lors de la cérémonie de pose de la première pierre le 31 janvier 2017, il avait expliqué in extenso, les raisons de la création de la CISSA :

« La paix a besoin des services d’intelligence africaine. C’est pourquoi, lorsque j’ai appris, lors de la 12ème conférence du CISSA, que le comité des services de renseignement et de sécurité en Afrique (CISSA) avait obtenu un terrain à Addis-Abeba, mais qu’il avait des difficultés pour y construire, j’ai tout de suite pris l’engagement d’y apporter ma modeste contribution. Aujourd’hui je suis heureux de présenter ce bâtiment en tant que fils d’Afrique, car pour moi les problèmes de l’Afrique doivent être résolus par les africains eux-mêmes (…) L’Afrique souffre des ingérences étrangères. Et nos services de renseignements devraient travailler contre ces services occidentaux qui menacent la paix et la sécurité des États africains. Je fonde ma conviction sur ce qui m’est arrivé récemment. Il a fallu l’Angola et le Zimbabwé pour arrêter des mercenaires occidentaux qui projetaient un coup chez nous. Comprenez-le, les services des pays européens ne veulent pas la stabilité africaine. Votre rôle sera donc de les combattre et de les neutraliser."Teodoro Obiang Nguema

La mise en place de cette commission répond à la volonté des pays africains de relever non seulement les défis sécuritaires liés au terrorisme, mais également de faciliter l'ouverture des frontières intérieures tout en renforçant la sécurité à l'échelle du continent.

En effet, dans un contexte où l'Afrique ouvre ses frontières intérieures et favorise la libre circulation des biens et des personnes pour développer le commerce inter-états, disposer des capacités d'intelligence et de surveillance sont devenus des enjeux plus que stratégiques.

Il faut dire qu'avec le lancement très prochain (juillet 2020) de la zone de libre échange continentale (ZLECAF), créer un cadre de collaboration, d'intelligence et d’échange de renseignements généraux est devenu un enjeu incontournable pour la gestion de la sécurisation et la protection des territoires africains.

Par : La rédaction - AfroPolitis.com

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