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[Histoire] France : Le palais de l'Elysée financé par les razzias négrières et le commerce des esclaves noir.e.s

Politique
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Il convient tout d’abord de préciser que l’hôtel d’Évreux, devenu de nos jours le Palais de l’Élysée (ou la résidence officielle du Président de la République française) avec son inauguration en 1720, a été entièrement financé par le négrier Antoine Crozat, pour y loger sa fille et son gendre Louis Henri de la Tour d’Auvergne au départ.

En 1753, le roi Louis XV achète l’hôtel pour en faire la résidence parisienne de la marquise de Pompadour, une de ses favorites vivant alors à Versailles et charmée par l’édifice. La vente a lieu le 24 décembre de la même année, au Châtelet de Paris. M. Lenote est curateur, Me Melin, notaire ; une estimation est faite par l’architecte Desmaisons, elle se monte à 730 000 livres. L’achat de la demeure est motivé, selon le marquis d’Argenson, par le statut chancelant de favorite (elle aurait ainsi un lieu où se retirer dignement en cas de disgrâce) ainsi que par sa situation géographique, à la porte de Paris (elle n’était en effet pas populaire auprès du peuple parisien).

Alors qui était Antoine Crozat ? Antoine Crozat était un financier français des 17e et 18e siècles et certainement l’une des plus grandes fortunes de l’histoire des razzias négrières perpétrées par la France.

Il devient la première fortune de France à la fin du règne de Louis XIV. Antoine Crozat fut surnommé par les mémorialistes « l’homme le plus riche de France ». Et selon l’écrivain français Saint-Simon, Crozat fut le « plus riche homme de Paris » et par conséquent du royaume. Il a amassé une fortune estimée à vingt millions de livres, somme considérable à l’époque.

En 1701, il avait obtenu la fourniture d’Africains réduits en esclavage dans les colonies espagnoles, ce qui représentait bien entendu un marché colossal.

Il devint bientôt le premier propriétaire privé de la Louisiane (qui fut à l’époque une colonie française) et créa la Compagnie de la Louisiane. Il dirigea également la Compagnie de Guinée, créée en 1685 par Louis XIV, l’une des plus importantes sociétés de la traite négrière entre Nantes et Saint-Domingue (actuelle Haïti).

Ainsi nous pouvons dire sans risque de nous tromper que Antoine Crozat fut effectivement le plus grand négrier de l’Histoire de France.

Sa fortune tirée de la mise en esclavage et de la misère des Africains a justement servi le financement et la construction du Palais de l’Élysée.

Inauguré il y a exactement 300 ans, ce Palais négrier de l’Élysée est devenu dès la deuxième République, la demeure officielle des Présidents de la République française et continue de l’être encore aujourd’hui sous Emmanuel Macron, et ce, au grand mépris des Africains et Afro-descendants victimes directement comme indirectement des pogroms de la France esclavagiste.

Nous pouvons faire le parallèle avec Donald Trump qui vit aujourd’hui dans la Maison Blanche, qui a été bâtie en bonne partie par des Africains réduits en esclavage aux États-Unis.

Loin d’être un hasard : les archives britanniques nous renseignent par exemple que nombreuses structures et institutions à Bristol, (au Royaume-Uni) sont financées par le riche négrier et ancien parlementaire Edward Colston, dont la statue n’est démolie que récemment à la suite de l’assassinat raciste de l’Afro-américain George Floyd par la police américaine.

De même que l’ex-Premier ministre David Cameron, l’écrivain George Orwell et l’acteur Cumberbatch ont bénéficié de la fortune amassée par leurs ancêtres qui étaient des négriers.

Il va sans dire que des célèbres Banques comme Rotchild, JP Morgan et Lehman Brothers, des grands hôtels de la République et de France comme l’hôtel de l’Élysée, l’hôtel Fleuriau de la Rochelle, l’hôtel Montaudouin; l’hôtel Durbé, face à la Loire ; l’hôtel d’Aux, demeure de René Louis d’Aux, riche propriétaire de plantations d’ananas à Saint-Domingue; l’hôtel Grou, mais aussi des grandes institutions comme la Banque de France, la Caisse des dépôts français et le Word Trade Center, sont souvent liés aux capitaux issus du trafic d’Africains et de l’esclavagisme.

D’après la BBC, c’est l’argent tiré de l’esclavage transatlantique qui a permis justement de financer la Révolution industrielle occidentale.

Selon le National Legal Policy Center, le système de travail forcé instauré pendant les razzias négrières a généré aux États-Unis seuls l’équivalent de 97 000 milliards de dollars américains.

En tout état de cause, l’Occident a bâti sa richesse sur la souffrance et la marée de sang d’Africains et d’Afro-descendants, tel un virus qui se développe en rongeant avec la férocité la plus tenace les cellules-hôtes.

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