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[France] Cas de discrimination raciale : lettre ouverte au CRAN, aux élus et aux médias - par KARINE LUKOKI BAMBA

Société
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Faut-il empêcher par tous les moyens l'épanouissement économique des afro-descendants en France ? C'est ce que laisse entendre le narratif et l'intitulé de l'interview vidéo par CANAL 10 de la fondatrice de la boutique en ligne AcheteurPrivé.com, madame Karine Née COURBAIN GNOAN, manifestement victime d'une expulsion de son domicile hors cadre légal. Alertée via notre page facebook, notre rédaction vous propose ci-dessous l'intégralité de sa lettre ouverte.

Depuis plusieurs jours mon interview par Canal 10 pour vous informer de la situation déplorable et illégale par laquelle je passe, circule sur les réseaux sociaux. Je compte sur votre solidarité pour la partager et interpeller les élus, institutions, médias ainsi que vos connaissances en France et hors de France.

En attendant la version en français et en anglais de la vidéo, je vous fais ci-après un bref résumé des événements survenus et vous invite à également partager cette lettre ouverte pour continuer à informer, attirer l’attention sur cette situation et susciter une vaste mobilisation autour de ce problème récurrent mais d’une inouïe institutionnalisation devenue coutumière par la banalisation de l’illégalité et la violence officialisées par certains.

Originaire de l’Outre-Mer français par ma mère et mes grands parents maternels, née et vivant jusqu’alors à Clamart (Hauts de Seine, FRANCE) depuis mon retour en 2005, mon fils également né à Clamart est la 5ème génération de clamartois dans la famille. Pourtant les faits se déroulent dans le département le plus huppé de FRANCE : les Hauts de Seine, à Clamart.

Depuis le lundi 08 Octobre 2018, je n’ai plus accès à mon domicile situé à Clamart (92140, Hauts de Seine) pas plus qu’à mon entreprise du fait, selon les dires, de la vente de l’appartement où j’habite, siège social également de mon entreprise et du fait d’une prétendue procédure d'« expulsion » dont aucun élément n’a pu m’être fourni jusqu’à ce jour et dont il s’est même avéré aux dires même de l’OPJ de service, qu’elle n’existait même pas. En conséquence, manifestement irrégulière, nulle ou plus précisément, inexistante. [Ainsi] une « expulsion » de mon domicile et du siège social de mon entreprise a été pratiquée dans la violence tant à mon égard qu’à celui de mon fils âgé de sept ans, de manière intempestive et sans préavis par des personnes dites être dépositaires de l’autorité de la force publique (police municipale et nationale) à Clamart, sans présentation d’aucun justificatif de leur intervention, hors la présence de tout huissier, à près ‪de 22h00 le dimanche 14 octobre 2018, avec menaces. Cette violence était d’autant plus surprenante que dès le 08 octobre dernier, la Police nationale a été appelée, sur les lieux par diverses personnes dont un avocat suite au forçage de ma porte blindée, sans jamais se déplacer et qu’il m’a fallu pour le respect de mes droits un constat officiel de ces faits avant que je ne puisse envisager de rentrer chez moi comme cela avait été annoncé à la Police.

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Entre le 08 et 14 octobre 2018 et au delà, j’ai du vivre à très grands frais à l’hôtel avec mon fils dont la scolarité et la vie toute entière a été très gravement perturbée. Le 14 octobre 2018, arrivés devant l’immeuble dans lequel sont situés mon domicile et ma domiciliation professionnelle, je suis tombée à l’arrêt devant un amoncellement, à terre et dans les poubelles, de biens qui se sont révélés être une très faible partie des marchandises stockées dans mon appartement et des effets personnels de mon fils et moi. Ainsi ai-je pu apercevoir dans les poubelles qui gisaient sur le trottoir de nos manteaux et vêtements d’hiver, pour la plupart neufs et jamais portés, mélangés à des ordures ménagères alors que nous sommes en plein automne, cheminant vers l’hiver, mais également notamment des marchandises encore sous blister qui étaient déjà en vente pour certaines sur la page Facebook AcheteurPrivé.com.

J’en appelle aux témoignages. Je demande que ceux qui ont pu être des témoins oculaires, auditifs ou autres, qui ont pu entendre parler, avoir eu connaissance, bénéficier de ces effets jetés sur le trottoir puissent prendre contact avec moi pour témoigner.

Je n’ai pu récupérer aucun vêtement, aucune paire de chaussure, aucun matériel scolaire et informatique (disques durs, clé USB, etc), aucun document personnel et professionnel, ni dans l’appartement ni ailleurs et tout ce dont je dispose actuellement a dû être acheté par mes soins au jour le jour pour que nous puissions être propres et vêtus et pour permettre à mon fils de reprendre autant que faire se pouvait le chemin de l’école.

J’ai du donc au pied levé trouver chaque jour un hôtel, à grands frais en pleine période de salon où la nuitée pouvait excéder quatre cents (400) euros, de quoi manger et de quoi nous vêtir. Je suis à plus de 6000€ de dépenses à ce jour depuis le lundi 08 Octobre 2018 même en ayant été accueillie avec mon fils par des amis de la famille il y a peu sans avoir eu à débourser chez eux jusqu'alors un centime pour l’hébergement.

Une première date butoir avait été fixée à la fin du mois d’octobre pour me permettre de trouver un logement mais jusqu’à ce jour je n’ai rien pu trouver même à un prix modéré. Les amis qui m’hébergent actuellement ont bien voulu prolonger jusqu’au 15/11/2018 notre maintien chez eux mais petitement logés, ils ne peuvent pas patienter davantage.

Il va sans dire que la somme déjà dépensée était allouée à d’autres fins, notamment payer des fournisseurs, et que cette situation ne peut perdurer. C'est pourquoi il y a extrême urgence que je trouve un appartement, de préférence à Paris 15 ème, 14 ème, 19 ème ou arrondissements limitrophes, parce qu’à Clamart règne un climat de violence incontrôlée à mon encontre et celle de mon fils, d’autant plus que la rentrée des vacances de la Toussaint est imminente et que le froid hivernal s’est déjà installé. En attendant au moins que le jour soit fait sur cette affaire et que m’aient été restitués tous mes stock de marchandises et effets, je demande qu'un appartement soit mis gratuitement à notre disposition, moi et mon fils, dont il est complètement exclu que je sois séparée en cette période de trouble, dans le pur respect de mon droit d’aller et venir, d’exercer mes activités professionnelles renaissantes et autres droits librement.

Il est tout aussi urgent qu’un lieu sécurisé, avec une surface suffisante pour le stockage de mes marchandises et la fabrication/production soit également mis à ma disposition gratuitement afin d’accueillir les marchandises restées dans l’appartement que je dois récupérer, même si cette récupération reste quelque peu aléatoire, en raison de l’état d’esprit régnant, sans oublié les marchandises que je pourrais avoir besoin d'acquérir pour la bonne marche de mon entreprise.

Je n’ai pu participer à aucun salon, aucune foire, aucune vente éphémère, l’activité de mon entreprise s’est trouvée stopper par tous ces événements en pleine rentrée professionnelle tout comme son développement (site internet, ouverture de magasin de vente éphémère physique et en ligne, émission radiophonique, etc) alors que c’est en ces périodes de fin d'année qu'une bonne partie (environ 60%) du chiffre d'affaire de beaucoup d'entreprises dont la mienne se réalise.

Mon fils a été traumatisé une énième fois par cette violence et discrimination banalisées. Nous sommes dans l’incompréhension totale de tels agissements et surtout de ce déferlement de violence. Les médias nous assènent tous les jours que la violence se situe du côté des jeunes, des minorités visibles, etc... par des clichés et des points d’information, mais aujourd’hui la démonstration se fait encore que ces populations sus-visées toujours indexées sont en réalité elles-mêmes les cibles de divers réseaux et des victimes. Je dénonce tous les jours les actes racistes et de discrimination anodines dont je suis victime dans mon quartier de naissance et ailleurs. Chaque fois me sont rétorquées les questions du racisme étant anti-blancs et de l’intégration. Pourtant mon fils a eu à être victime de racisme dans les écoles et centre de loisirs de cette ville tout comme moi-même plus jeune puis dans la vie courante plus âgée.

Crescendo la violence s’installe et se banalise jusqu’à en arriver à cette situation fâcheuse. Quand est ce que les choses vont changer ? Quand est ce que le problème va être pris à bras le corps par les pouvoirs publics ? Quand va t-on arrêter d’accuser les victimes ?

J’ai interpellé et fait interpeller des institutions politiques, sociales et judiciaires (députés, conseillers départementaux et régionaux, maires, associations, Défenseur des droits, Parquet, Préfet de Paris et d’Île de France, etc). Bien que n’étant pas restée muette et les bras croisés rien n’a encore bougé. Que chacun fasse face à ses actes et à ses responsabilités. Et je compte sur chacun de vous pour ce faire et informer directement vos élus et connaissances de cette affaire.

J’ai occupé cet appartement tout d’abord autorisée par feue ma grand-mère maternelle de son vivant propriétaire, autorisation jamais contestée par aucun des héritiers qui en avaient tous parfaite connaissance puis par ma mère propriétaire indivis. Le bruit court que l’appartement aurait été vendu, alors qu’il l’aurait été à l’insu de tous, ce qui est totalement illégal et en cours de contestation. Le squatteur actuel curieusement soutenu par des autorités a été averti dès avant mon « expulsion » irrégulière, illégale et non fondée qu’il s’exposait ainsi que ses proches et soutiens à des poursuites pour squat, vol, recel, accaparement, détérioration, destruction de biens immobiliers et mobiliers dont connaissance parfaite des légitimes propriétaires lui a été donné et que par ses actes et attitudes il se posait comme séquestre et donc responsable de ces biens qui selon ses propres dires emplissaient à son arrivée presque toutes les pièces de l’appartement du sol au plafond et des conséquences des actes, faits, actions, événements, dépenses, préjudices de toute nature,… découlant directement ou indirectement de ses tentatives d’intrusion et intrusion dans mon appartement.

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Il est indéniable qu’une médiatisation rapide doit être massive, que tout travestissement, toute manipulation des faits, actes, réalités soient éradiqués et réparés, que soit mis fin à tout abus de droit, dans les circonstances actuelles, non seulement pour que nous soyons mon fils et moi restaurés dans et remplis de nos droits, mais encore pour que de tels égarements ne surviennent pas à nouveau et que l'intervention non seulement des associations, des particuliers, des institutions mais également des élus internationaux, européens, nationaux et locaux (île de France et Outre-mer) s'imposent. J’en appelle ainsi à chacun pour faire passer le message et assurer une mobilisation juste, rapide et durable.

Si un avocat s’attelle, en attendant que je puisse faire le choix d’avocats pour défendre respectivement mes intérêts propres, ceux de mon fils ainsi que ceux de mes entreprises, à démêler juridiquement cette situation scandaleuse pleine d'incongruités, irrégularités et illégalités, il n'en reste pas moins vrai que certains s'oublient à des intimidations et harcèlements et que nous vivons dans un climat de peur et d'insécurité.

Je reste en attente fébrile de vos retours et suis joignable à l’adresse mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et par l’intermédiaire d'une parente au : ‪+33(0)6 50 36 05 47.

Je vous remercie des grandes diligences dont vous ne manquerez pas de faire preuve et vous prie d'agréer chacun.e, mes salutations distinguées.

Auteur : Karine Lukoki Bamba, née COURBAIN GNOAN

Nota bene : Pour en facilité la lecture et la compréhension, notre rédaction a du procéder à quelques corrections(orthographique et syntaxique) de l'article originel .

Source de l'article :

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