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Philippines : Le Président DUTERTE veut distribuer au peuple 42 000 armes à feu, pour s'auto-défendre contre la criminalité et le trafic de drogue...

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Aux Philippines, le président Rodrigo Duterte a déclaré qu'il envisageait de "distribuer gratuitement 42 000 armes à feu aux chefs de communautés pour lutter contre le crime et le trafiquants de drogue", après avoir consulté la police et les services de renseignements. Cette approche jugée insensée par certaines ONGs puisqu'elle risquerait de "créer un jeu de pouvoir parmi les officiers locaux sur le terrain." AfroPolitis.com profite de cette actualité politique qui peut paraître surprenante à première vue, pour présenter la République des Philippines, qui est une destination touristique parmi les plus populaires au monde.

Bien que connus comme une destination touristique de premier choix et comme le "pays du karaoké", les Philippines connaissent un niveau élevé de criminalité et des enlèvements, du fait de milices privées qui sévissent de façon violente dans certaines régions ou municipalités. D'ailleurs, le ministère des affaires étrangères recommandent aux touristes de "faire preuve d’une vigilance renforcée sur les lieux touristiques, en ville comme sur les côtes.".

Lutter contre le trafic de drogue et les réseaux de criminalité organisés est une priorité pour le gouvernement Philippin qui entend désormais associer à ses efforts de lutte, les communautés locales qui sont directement aux prises avec ses milices privées.

Le président Rodrigo Roa Duterte a déclaré qu'il envisageait d'armer 42 000 dirigeants communautaires, appelés capitaines de barangay, après avoir consulté la police et ses services de renseignements.

Martin Dino, sous-secrétaire du département de l'Intérieur responsable des barangays, a déclaré que "les armes de poing seraient fournies gratuitement ou que les achats privés seraient subventionnés, mais uniquement pour ceux qui ne sont pas impliqués dans des drogues illégales."

Duterte a répété à plusieurs reprises que des milliers de responsables de communautés barangays, seront armés et bénéficieraient de la même protection juridique que les soldats ou la police et qu'ils «n'iront jamais en prison» s'ils tiraient sur des criminels présumés dans l'exercice de leurs fonctions.

Et pour cause à cette décision, il a expliqué aux journalistes de CNN Philippines qui l’interrogeaient que :

"Les capitaines du Barangay sans armes à feu hésitaient à signaler des activités illicites liées à la drogue, de peur d'être pris pour cibles par des gangs..."

Il faut noter que la guerre contre le crime et la drogue, menée suivant les modalités décidées par l'administration du Président Duterte a déjà fait des milliers de personnes tuées, au point d'alarmer régulièrement la communauté internationale sur certaines bavures et les violences politiques qui sévissent dans le pays contre les opposants, les journalistes, les activistes...

Les activistes et les opposants politiques au Président Duterte ont quant à eux estimé que cette campagne de lutte contre la criminalité ne ciblait que "les petits dealers dans les communautés pauvres, et accusaient même la police d’exécuter systématiquement les suspects, sur la base de renseignements peu fiables."

Les autorités rejettent cette affirmation et affirment que toutes les personnes tuées sont des trafiquants de drogue qui ont opposé une résistance violente, obligeant la police à leur tirer dessus.

Pour le groupe d'activistes "Rise Up for Life" et "For Rights", ils considèrent que le gouvernement est obsédé par l'idée de "répandre la peur parmi les communautés, plutôt que de s'attaquer aux causes profondes de la toxicomanie."

Une porte-parole du groupe a déclaré :

"L'armement des capitaines de barangay est une autre approche insensée qui créerait un jeu de pouvoir parmi les officiers locaux sur le terrain, qui ne manqueraient de multiplier les attaques tyranniques et fascistes dont on dénombre déjà des milliers de victimes."

La Fiche d'identité de la République des Philippines

  • Population : +100 millions d’habitants.
  • Capitale : Manille (environ 15 millions d’habitants).
  • Langue officielle : Philippin et anglais.
  • 6 heures de décalage horaire avec la France (quand il est 13 heures à Paris, il est 19 heures aux Philippines).
  • Monnaie : peso filippin.
  • Extrait du guide touristique : Plus grande ville du pays, Maynila (Manille) s’impose généralement comme point de départ d’un voyage aux Philippines. Mais l’ouverture progressive de nouvelles lignes internationales vous permet aujourd’hui de pénétrer dans l’archipel par Cebu City ou Davao. La frénésie et le chaos qui règnent à Maynila risquent fort de vous déboussoler. La ville est pourtant sûre (en dehors des inévitables arnaqueurs en tout genre) –et imprégnée d’une histoire illustrée par l’architecture de Malacañang Palace, les murs épais d’Intramuros, et l’animation de Chinatown. Des excursions vous conduiront au Taal et au Pinatubo, volcans actifs, ou vers des stations balnéaires aux eaux cristallines du Batangas. Maynila est située dans le sud de Luzón, la plus grande île de l’archipel et la plus septentrionale. Au nord s’étendent les hauts plateaux de Baguio et de Banaue, dont les rizières en terrasses s’étagent à perte de vue. Sur la côte nord-ouest, la région de l’Ilocos abrite des joyaux comme Vigan, vieille ville espagnole. Au centre de l’archipel, les Visayas disséminent leurs îles. La région s’ancre autour de l’île et de la ville de Cebu – pôle dynamique en plein essor et base vers les stations balnéaires et les récifs coralliens. La plage immaculée et les fêtes de Boracay, sise au nord de Panay, drainent un flux constant de baigneurs et de noctambules étrangers. Les tour operators de circuits aventures se risquent de plus en plus nombreux vers des destinations intactes comme Samar et Leyte, dans les Visayas orientales.À l’ouest des Visayas, la longue île de Palawan étire ses plages secrètes et ses eaux limpides encore difficiles d’accès. Mindanao, enfin, règne sur le sud de l’archipel. Ses rivages ensoleillés et ses montagnes verdoyantes hébergent des cultures indigènes bien spécifiques. Sa partie sud-ouest, marquée par des enlèvements de touristes et des combats féroces entre les groupes rebelles et l’armée, demeure déconseillée aux voyageurs. Mais vous pourrez explorer en toute sécurité des villes comme Davao ou Cagayan, tout comme Mount Apo, le point culminant du pays.

Par La rédaction - AfroPolitis.com

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